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Sur les rails du temps – La 140 C 27 entre Millau et Garabit

Train à vapeur 140 C 27 traversant le viaduc de Garabit entre Millau et Clermont-Ferrand en Occitanie

Le voyage de la locomotive vapeur 140 C 27 commençait à Béziers pour rejoindre Clermont-Ferrand dans la même journée, un long périple à travers les paysages du Massif central.


Pour suivre cette vieille dame de fer, je me suis rendu dès le matin au village de Peyre, en Aveyron, près de Millau, afin de photographier son passage avec le viaduc de Millau en arrière-plan. Un premier instant suspendu entre vapeur, lumière et patrimoine.


Après ce passage matinal, j’ai repris la route en direction de la gare de Marvejols. Ne pouvant pas la photographier lors de son arrêt à Millau, c’est là que j’ai pu l’attendre à son arrivée, observer les détails de la machine, échanger quelques mots avec le mécanicien et le chauffeur, et immortaliser ces instants hors du temps.


La journée était loin d’être terminée.


J’ai ensuite repris la voiture pour rejoindre l’aire de Garabit sur l’A75 afin d’assister à l’un des moments les plus attendus du trajet : la traversée du célèbre viaduc de Garabit.

L’attente fut longue. Cette locomotive au grand âge s’est fait désirer. Quelques imprévus et retards sont venus ralentir le voyage, rappelant aussi la réalité de ces anciennes machines. Sur cette ligne à voie unique, les trains ne peuvent se croiser qu’en gare, ce qui rend le trajet encore plus particulier.


Pendant cette attente, un ami présent ce jour-là avait apporté son drone afin de capturer la locomotive au plus près lors de son passage sur le viaduc. Les essais réalisés avant son arrivée étaient parfaitement concluants… mais au moment précis où le sifflet de la vapeur a annoncé son approche, impossible de faire décoller le drone. Comme souvent lors des reportages de terrain, tout ne se passe pas toujours comme prévu, et cette petite mésaventure fait désormais partie des souvenirs de cette journée.


Mais lorsque la 140 C 27 est enfin apparue à l’entrée du viaduc, le spectacle valait largement ces heures d’attente.


Au début de la traversée du viaduc de Garabit, la locomotive a sifflé une première fois, comme pour annoncer son arrivée. Puis elle a avancé lentement sur la structure métallique dans un mélange de vapeur, de lumière et de bruit mécanique venu d’un autre temps.


À la sortie du viaduc, elle a de nouveau sifflé, accompagnée d’un immense panache de fumée, comme un dernier au revoir avant de poursuivre sa route vers Clermont-Ferrand.


Pendant quelques instants, le temps semblait suspendu.


Ce fut un long périple pour elle… et pour moi aussi.


Mais certains voyages méritent d’être vécus jusqu’au bout.



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